Fou, moi ?

Publié: 01/07/2014 dans Pas vite lu
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C’est le titre d’un bouquin qui m’a ouvert l’esprit sur une matière peu ragoutante, à savoir l’histoire de la psychiatrie. Ce billet non pas pour vous en raconter ce qui me reste, quoique ça se résume à quelques idées et un titre, plutôt pas mal, non ? Mouais, c’était mes années de fac, STAPS ça laisse du temps pour se cultiver une fois la licence en poche. Qu’est-ce que je pourrais bien faire plus tard, quand je serai grand…


Non l’intérêt pour ce sujet est pour ainsi dire de totale proximité, je flâne sur cette activité de blogging tout à fait plaisante, et il s’avère que j’ai quelque fois frisé cette idée que je le suis. Fou grand Dieu non! Mais déviant indubitablement…

Alors, puisque c’est dispo chez Basta de ma blog Roll, je veille à ma ligne éditoriale en quelque sorte, que dire de plus honnête cher lecteur, je m’intéresse, je lis, attendant d’y sentir sorte déclic, en faire billet ou pas. L’article se centre sur la notion de DSM, une bible de maladies mentales qui évolue en épaisseur tous les 20 ans. 

Et puis passé la moitié de l’article je me dis, définitivement oui, vous aussi ça pourrait bien vous intéresser.

Vous enjoindre d’y aller voir en une ligne pourrait être mal interprété, et peu suivi d’effet, moi-même je le vis d’une drôle de manière ce sujet d’article et me fais terriblement violence sur les premières mesures. Mais très vite l’informatif prend le dessus, n’aurait-on pas sous la main des médecins complotistes payés en sous main par des labos pour dealer de la drogue, alimentant ainsi la production de nouvelles versions. Je n’ai pas inventé que nous consommons beaucoup de ptites pilules pas toutes bleues. Il me semble même que là aussi nous avons perdu le leadership, difficile d’être toujours au top pas vrai ?

Votre serviteur s’abstient de béquille chimique, sucre, café un peu quand même mais pas de médocs. Un dolicrâne par ci par là, pas plus d’une tablette par an, ma parole mais aussi, pourvu que ça dure.

Le monde est compliqué à notre insu, n’est-ce pas ? C’est oeuvre de culture et en plus ça peut aider à comprendre quelques ressorts de films, on en croise de ces médecins de la tête dans la vie médiatique ; entendre parler du DSM c’est un peu comme découvrir que le Coran explique certaines pratiques de nos compatriotes musulmans, ça vaut le coup, qui sait de quoi demain ?

A la lumière de quoi le sujet est également abordé en blog de chez blog, quoiqu’étrange et anti-journalistique. Quelle jungle ce Web


La phrase qui m’a décidé à vous faire billet :

Sans doute les normes d’une époque ont-elles toujours influencé le partage des eaux entre le normal et le pathologique

 

Ainsi donc l’article est tout à fait clair, et anti DSN, le psychiatre observant le dit manuel ne s’intéresse plus qu’au comportement déviant, traquant dans le discours de son patient l’« altération significative du fonctionnement social ou professionnel »

La psychiatrie, qui détecte et désigne les déviants à l’époque moderne, ne ferait selon Szasz que remplacer l’Inquisition qui traquait les sorcières au Moyen-Age. Les inquisiteurs avaient pour guide le Malleus Maleficarum, les psychiatres… le DSM.


On parle beaucoup de compétitivité, un peu de chômage et d’inversion de courbe aussi, mais le dur, le réel c’est que si vous disfonctionnez, la rentabilité sur le poste de travail n’est pas optimale, et on est loin loin de l’euphémisme, avouez! Ainsi Mère grand, j’ai nommé l’Union Européenne déjà passablement embêtée avec des problèmes d’argent se doit de lubrifier tout ce qui peut l’être. Ca passe évidemment par une commission, un travail d’enquête et de chiffrage… Allez pas besoin de cliquer sur le lien je vous le donne


« L’Union européenne évalue entre 3 et 4 % du PIB les coûts directs et indirects de la mauvaise santé mentale sur l’économie »


Mieux vaut lire çà qu’être analphabète, quand je pense que c’est autant de perdu pour son budget de fonctionnement pas étonnant qu’elle en ait après la mauvaise santé mentale de ses besogneux. Tout çà mine de rien l’oblige donc à inclure dans le calcul de ce bon gros gâteau ce qui le ratatine par ailleurs, normal quand on y pense… la drogue, le racket et les putes. Heureusement que savoir faire les comptes sauve un peu les meubles, m’enfin vous n’irez pas contre l’idée que c’est grand bien que des médecins se penchent sous le capot.



« L’homme idéal sous-jacent du DSM est performant, invulnérable et sûr de lui », poursuit le psychiatre. En cela, le DSM traduit une conception évolutionniste de la psychologie : seul l’individu « vulnérable » ou « fragile » n’arrive pas à s’adapter à la réalité socio-économique, puisque la majorité semble y arriver. »


Si j’étais psy avec de pareils mots en bouche j’éviterais de dire semble en fin de phrase, à moins d’avoir des créneaux à remplir, ça va de soi. C’est intéressant de lire que le DSM n’est pas encore la norme affichée en France mais qu’elle tend à le devenir…« On utilise en France surtout la classification de l’OMS, la Classification internationale des maladies (CIM). Mais celle-ci est quasiment calquée sur le DSM, que la Haute autorité de Santé reconnaît déjà officiellement d’ailleurs, explique Patrick Landman.


Ca se lit un peu tout seul, c’est bien. Je vous laisse découvrir sur cet excellent site d’info tout ce que j’ai volontairement laissé à leur discrétion et surtout le dernier paragraphe incluant la conclusion laissée à Martin Luther King.

DSM : quand la psychiatrie fabrique des individus performants et dociles – Basta !.

 


Evidemment si malgré tout le soin qu’ils y mettent les besogneux devaient continuer à croître et se désajuster, voyez ce qu’ils comptent faire pour les abeilles qui veulent pas manger les pesticides et font rien qu’à rendre leurs ailes à tout bout de champs

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commentaires
  1. NOURATIN dit :

    Bof, vous savez, moi j’en reste à mes vieux stéréotypes de vieux réac : les sinoques sont fous
    et les plus fous d’entre eux sont les psychiatres…jusqu’à présent, ça m’a donné satisfaction
    comme système, c’est plutôt efficace et conforme à la réalité, même si c’est des coups à se faire mal voir.
    Amitiés.

    • djefbernier dit :

      Surtout des psychiatres, heureusement qu’on en croise pas tous les jours. Cela dit il semble que la MetaMachine ait encore besoin d’eux le temps de peaufiner ses robots. Drôle de Bof ami. Mais c’est l’occasion de réciter un mantra minoritaire : moi j’aime pas les phrases qui commencent par moi je 😉

Te gêne pas, si je réponds pas c'est qu'internet a cessé

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