Tant pis pour les photos, bravo La Poste

Publié: 30/04/2015 dans enfin presque..., Tahiti mal embouché
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Votre serviteur est de ces pères démissionnés par la distance, volontairement plumitif en matière d’apport pécuniaire, mon ex si tu me lis, voici de mes vraies nouvelles. Aux autres qui avez peut-être jeté un œil à mes centres d’intérêt, voire lu quelques kilomètres de mes paquets de mots, j’écris pour vous principalement, le journal d’un autre parmi toute une foule d’autres certes, cependant, c’est aussi un genre d’aventure !! Parti un peu à l’aventure oui donc j’ai posé mes rêves au dessus du trou 14 de l’international golf d’Atimaono, en pure squatteur parmi les squatteurs.

 

Sauf accident et à cette heure, j’ai mon nouveau lieu qui m’attend un peu plus au fond de la vallée ; les poules n’ont qu’à bien se tenir et les bananiers de Ginette passeront un peu plus régulièrement chez le coiffeur. Voilà pour le cadre.

 

Je veux tout de suite faire état, au cas où d’aucun me connaissant chasseur sous-marin, s’inquièterait de ce que j’exerce toujours, faire état que le lagon est à cet endroit loin du récif mais qu’on y trouve beaucoup de poissons, notamment de délicieux perroquets. Je me suis à force d’aller laissé porter sur un coin devenu mon favori. Je pêche peu, histoire de manger et d’offrir aussi. Au final je pêche souvent.

 

Voilà que ce blog n’émet plus rien de neuf, si tant est que… Faut dire que je vis sans électricité ni sans maison propre dans un quartier rural alors internet et la réinfo… Déjà joli d’avoir une table, une glacière pour s’asseoir ; reste à attendre que le groupe électrogène charge la batterie, je m’en vais vous faire un pti carnet de correspondance. Le temps de quelques photos et la soirée averse promise par la météo a commencé.

 

 

Mon projet est ambitieux et les conditions particulières dans lesquelles je me suis mis m’ont fait avancer dans ma compréhension du concept de gagner sa vie, et que les échecs et les faux départs aient donné de beaux fruits à la veille de l’arrivée de ma fille métropolitaine de 8 ans pour quelques semaines à Tahiti est pour beaucoup dans l’occurrence de ce billet.

 

Par ici, pour peu que tu sois un peu entouré, la nature te donne de quoi bien vivre, parmi toutes ces choses qui changent de la vie salarié j’en chéri une, le tempo.

 

Etre entouré… sous nos latitudes un dicton bien de chez nous s’inverse à ravir pour illustrer la contrainte ilienne. Mieux vaut être mal accompagné que seul. Je peux vous dire que ça donne de fameux tableaux !

 

J’écris donc un peu, me suis payé un peu d’internet, parcouru mes anciens sentiers de lecture, mazette, à 5 Euros de l’heure, j’ai survolé. Quelle misère. Je voudrais bien pouvoir tout lire mais mon nouvel environnement ne s’y prête pas.

 

M’enfin, et du reste, j’ai besoin de repos. Allons-y publions !

 

Que je vous dise, juste avant de m’y mettre j’ai taillé un bananier et lors que j’en découpais un troisième morceaux pour le bien ranger, une vilaine guêpe s’est posée sur ma main gauche. La dernière fois que j’ai eu à faire à cet insecte il était en bande. Los j’ai dévalé la montagne comme un possédé, tressautant à chaque nouvelle piqûre je me suis fait l’effet de ces types dans les films qu’on shoote mais qui refusent de stopper. Je ne vous dis pas le réflexe enseigné dans la douleur ! Là ma serpe a chassé la bête une petite seconde en retard et la piqûre est devenue belle coupure ; merci à mon Ange les dégâts sont très légers en regard de l’engin.

 

J’ai eu de la chance mais j’ai le dos de la main gonflé. C’est marrant ça ne me gêne absolument pas pour patapata (pianoter sur le clavier en tahitien). C’est même marrant à derechef vu qu’en tahitien beurre se dit pata.

 

Ainsi je déménage, je laisse une montagne bien propre sur une hauteur plus que respectable et pour du temps perdu que la chose paraisse, je me suis apaisé en remarquant à nouveau que ce n’est qu’apparence.

 

Pour bel et bon qu’il soit, ce spot où j’ai failli à terminer ma cabane était inadapté à ce projet que j’ai pour les années qui viennent. J’ai pu en trouver un bien meilleur, sans beaucoup plus de garanties de jouissance, mais plus c’est mieux que moins.

 

A l’heure où désormais le temps presse pour offrir à cette enfant qui vient voir son père, un morceau de Polynésie luxuriante que c’est lui qui l’a fait, les choses se présentent bien.

 

Sûrement un effet de ma main gauche enflée, si je savais je vous ferais un poème sur la banane et le ramboutan. La pomme étoile. La pakaille. Les avocats, les citrons les pamplemousses, et encore la banane.

 

Fini la hauteur du trou 14, c’est la joie au cœur que je vais auta (le u se prononce ou). Sur un plateau entouré de brousse, vierge de détritus, antithèse de ce que je quitte, j’y perds du matos de récupération tels bois tôles, vieilles armoires militaires rongées de rouille et déchets ménagers. Traces de civilisation qui sont il faut le souligner mieux rangés que lorsque je suis arrivé…

 

Je ne fais pas la manche lorsque le mois s’étire plus loin que les cordons de ma bourse. Je me suis fait des amis et je profite de ces moments de peu pour augmenter la dose de risque, piquer des chevrettes de nuit dans la rivière très très auta. Dans le lagon flinguer quelques poissons endormis quand la lune n’est pas là, tout ça est essentiellement affaire de météo. Et la liste des possibles est telle que je remercie le sort qui m’a fait arriver là, je dois ressentir des émotions qui ne sont pas dans la chanson d’Ulysse, mais qui l’ont faite.

 

Le principal défaut de ce spot que je laisse, à cheval donné on ne regarde pas les dents, était son voisinage de la route d’accès que tous les riverains empruntent […]. En deux c’est plein sud et ce fait avait conduit mes plans à déplaire. Je n’ai donc jamais pu installer ma grande cloison végétale sur pilotis hauts, merde ç’aurait eu de la gueule.

 

Comme pour poursuivre dans l’antithèse, orienté au levant, le nouveau spot n’a plus de soleil à 14 heures, je vais gagner quelques minutes à la hache.

 

Tout çà rendu possible grâce à une nouvelle bienfaitrice pour voisine, Ginette. Ma présence, je sais comme les choses sont, sera tolérée par la famille tant que Ginette en sera contente. Mais comme elle dit y’aura des jaloux. Alors les choses sont claires si un jaloux vient m’aborder, je lui dis de faire demi-tour et d’aller causer avec Ginette.

 

Je tiens le cadre des vacances de ma petite Eva.

 

Au côté de la maison de mes parents dans la montagne de Pamatai il y a un arbuste qui fait des fleurs blanches, petites, en grappes. A la tombée du jour elles diffusent une odeur qui met un bonne grosse claque à la fleur de tiare. Son parfum à elle a la puissance des Teina, bien trop rares, du moins autour de moi.

 

Piquer les chevrettes c’est remonter la rivière et prospecter les zones de faible courant. La chevrette n’est pas une petite chèvre mais une crevette d’eau douce. Régulièrement, disons plutôt au rythme des cascades, on retourne dans la jungle et là le parfum est proprement envoutant. Dans cette vallée comme du chiendent pousse la fleur savon, elle ne sent presque rien. De texture spongio-gluante elle sert plus à jouer dans la rivière qu’à se laver véritablement. M’enfin votre serviteur a le projet d’en parer sa salle de bains.

 

Je n’ai aucun contact avec Eva mais tout ce que je fais, et défait, quant à mon implantation me fait l’effet d’une répétition avant qu’enfin je la retrouve. Cette petite à qui j’avais souhaité, il est vrai pas à mes frais, une enfance dans la nature océanienne s’en vient jauger de mes progrès pour l’y ramener, en garde alternée comme ils disent. Sauf Trauma on va se faire une balle de camping en famille recomposée, avec « belle-mère » et petit frère (3 ans) ; combien de temps ça c’est suspens pour encore deux mois et des brouettes.

 

Pour le court terme, et ma contribution au piaillement sur la blogosphère, cette entaille au dos de la main va m’écarter de la pêche, plus : je vais soigneusement esquiver de planter mes mains dans la terre le temps de bien récupérer, petits veinards Djefbernier revient vous donner son opinion.

 

Nouvelle formule, interruption pour travaux oblige, je suis hors ligne et cybercafé à la Poste après 4 kilomètres de vélo, un peu d’indulgence mes amis chers lecteurs si vous trouvez que je ne linke pas assez pour être lisible.

 

Mon cher Nourantin, j’ai aimé te voir sur WordPress et lu un peu vite que la résistance pour le pouvoir au bon sens a toujours son porte voix, méchant et fidèle au poste, les pc n’ont qu’à déconner, seule la vie compte (ça c’est du Besson, non pas celui de cette daube de Lucy, celui juste après de le Grand Bleu dans le cinquième élément).

 

Je suis bien enmerdé de ne pouvoir te compter parmi mes dimanches. Et aussi dans le désordre Saucisson Aristide Corto Brebis Lhddt ROR H16, Sannat, Incognitototo, Dessertine, les moutons, Dieudo, Capitaine Enzo, Le buchard, BLH (dans l’ordre pou le coup).

 

La pluie a cessé. Elle m’a donné un bel arc en ciel lors que je respirais à Tatai, face à mon garde-manger.

 

Pour finir il y aurait à dégoiser sur les infos locales, comme de juste y’en a pour tous les goûts. Dans l’air du temps beaucoup de contribuables se plaignent de l’incompétence par ci de l’incompétence par là, et qu’il faut laisser la place aux jeunes, la classe politique servant plus qu’ailleurs de tête de truc. J’ai envie de leur offrir un synonyme, gratos : ignorance.

 

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commentaires
  1. carine005 dit :

    Et bon séjour à ta petite Eva !

  2. carine005 dit :

    Je te cause pas, je boude…

  3. atoilhonneur2 dit :

    Pas sur d avoir tout compris mais bien ravi de te revoir sur nos lignes et de te relire ! Maruru !

Te gêne pas, si je réponds pas c'est qu'internet a cessé

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