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[…]Avant que le mot Religion se fût introduit dans le monde, on n’était obligé qu’à suivre la loi naturelle, c’est-à-dire à se conformer à la droite raison. Ce seul instinct était le lien auquel les hommes étaient attachés ; et ce lien, tout simple qu’il est, les unissait de telle sorte que les divisions étaient rares. Mais dès que la crainte eût fait soupçonner qu’il y a des Dieux et des Puissances invisibles, ils s’élèvent des autels à ces êtres imaginaires, et, secouant le joug de la nature et de la raison, ils se lièrent par de vaines cérémonies et par un culte superstitieux aux vains fantômes de l’imagination.

 

Quoi qu’il en soit de cette multitude de Divinités, ceux chez qui elles ont été adorées et qu’on nomme Païens, n’avaient point de système général de Religion. Chaque République, chaque Etat, chaque ville et chaque particulier avait ses rites propres et pensait de la Divinité à sa fantaisie. Mais il s’est élevé par la suite des législateurs plus fourbes que les premiers, qui ont employé des moyens plus étudiés et plus sûrs en donnant des lois, des cultes […].

 

Page 26 vient l’annonce de l’examen des 3 législateurs qui ont balayé le paganisme. Moïse, Jésus et Mahomet. Super d’actualité çà non ? Je me suis bien marré avec Saucisson, j’espère que vous aussi, lui non plus n’est pas Charlie. Rien ne me ferait plus plaisir de linker proprement, ça rame vraiment trop pour employer la routine de copie d’@dresse depuis l’historique de navigation. Comme j’ai titré plus tôt vous avez des doigts pour la plupart. Et je ne veux pas croire qu’un lien est plus alléchant quand il suffit de cliquer dessus.

 

Pour en revenir à ce traité des 3 imposteurs, vu l’époque je pourrais bien prendre ce qui va constituer toute la matière de l’examen pour une nouvelle mythologie, mais j’hésite. Je ne sais toujours pas comment, ni même pourquoi s’inquiéter de vérifier l’invérifiable. La démonstration proposée n’est pas encore disponible sur youtube, m’enfin ça pourrait peut-être servir en cours de laïcité (blague de Troll, je crois).

 

Vraiment ce pdf m’amuse beaucoup, je me demande si les anecdotes qui y sont relatées sont bonnes pour la notoriété publique. Avec ça et le poids des convictions expliqué par Ploum ou JP Petit, yoananda disparu… ; je me range à l’avis de l’ami Nourantin, ça se délite sévère. Faudra que je passe voir les nouvelles de la sobriété heureuse de Pierre Rabbi. J’ai entendu sur l’intertube sonner le glas pour les zones blanches de l’hexagone et je l’avoue volontiers, j’ai souri. Si ça se trouve l’homme prend déjà ses pti dèj en flânant sur fb…

 

Mon bon ami, cher lecteur, j’ai un fort à priori négatif pour la révolution vidéo qu’on nous chante partout histoire de dealer des gadgets. Mon à priori négatif va à l’extraction de l’homme des conditions des vies qui lui sont naturelles. Est-ce seulement parce qu’il en faut pour tous les goûts et tous les âges, et tout le temps de la nouveauté, que j’ai constaté, comme vous, l’avalanche sous quoi le câble et les écrans nous enseveli ?

 

Avec nous nos fils et nos compagnes !

 

 

Ca m’embête quand même un peu toutes ces fautes de frappe dans ce traité des 3 imposteurs, on dirait de temps en temps une erreur de reconnaissance de caractère mais pas toujours, là nous avons le l et le m qui sont voisins sur le clavier, et un sens de phrase altéré :

 

Voilà quel fut Moïse en Egypte, où il eut tout le temps et mes moyens d’étudier les moeurs des Egyptiens et de ceux de sa nation, leurs passions dominantes, […]

 

Je sais que c’est dur moi-même y échouant vu qu’y a pas que l’écriture et la lecture dans la vie, mais faut se relire surtout quand on fait tout un foin de la qualité de son travail et qu’on entend le protéger de toute reproduction ; c’est mon avis. Se relire et puis demander à quelqu’un d’y jeter un œil.

 

Dans ce pdf je retrouve ce que j’avais découvert chez Isaac Asimov, qui sûrement le tenait d’un autre, où l’ignorance et l’inertie des peuples sont la meilleure protection des gouvernants. Non seulement çà mais que pour l’homme le sens de la vie se résume à exercer son pouvoir.

 

Paraît-il le travail disparaît, et c’est le robot abeille de Goggle qui va se charger de tenir l’apocalypse à distance (j’ai vu la pub, elles ne piquent pas les enfants qui lisent dans l’herbe haute). On n’a pas fini de chanter « laissez la place aux jeunes », dommage je trouve ça con et, pour couronner, elle se chante très régulièrement à Tahiti ; si vous voyiez l’état des jeunes par içi. Quand je pense qu’on n’a pas fini non plus d’expérimenter.

 

 

J’espère que vous connaissez tous la youtube vidéo conférence d’un petit gros chauve, habillé en noir. Ce n’est pas si long mais laissez-moi vous indiquer que la première question qui fuse de l’assemblée après la présentation de ce qui va se dire est de toute beauté. Ce genre de beauté qui ne marque pas la mémoire mais qui fait son effet à chaque rencontre. Promis. Ensuite et bien le gars connaît son sujet et il anime plutôt pas mal. Il arrive même à faire tomber les mâchoires les plus averties. Je crois que le Lord en parle admirablement bien dans un de ces billets. Mieux que moi toujours mais il n’a pas biberonné autant de récré A2 que votre serviteur. D’autres se joignent à la lutte, je les salue au passage.

 

Page 37 ça accuse de plagiat à tours de bras et je me demande si un spécialiste catholique par exemple n’y lirait rien de bon. Quoiqu’il en soit l’auteur s’amuse beaucoup, je finis donc par considérer qu’en matière de religion, peu importe le nom qu’elle porte l’important c’est de participer.

Début page 41, il en finit avec JC pour passer à Mahomet. Ca se lit bien, mais c’est un peu alambiqué tout de même.

 

Mahomet n’était pas un homme qui parut propre à fonder un Empire, il n’excellait ni en politique, ni en philosophie ; il ne savait ni lire ni écrire.

Incroyable !!

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Votre serviteur est de ces pères démissionnés par la distance, volontairement plumitif en matière d’apport pécuniaire, mon ex si tu me lis, voici de mes vraies nouvelles. Aux autres qui avez peut-être jeté un œil à mes centres d’intérêt, voire lu quelques kilomètres de mes paquets de mots, j’écris pour vous principalement, le journal d’un autre parmi toute une foule d’autres certes, cependant, c’est aussi un genre d’aventure !! Parti un peu à l’aventure oui donc j’ai posé mes rêves au dessus du trou 14 de l’international golf d’Atimaono, en pure squatteur parmi les squatteurs.

 

Sauf accident et à cette heure, j’ai mon nouveau lieu qui m’attend un peu plus au fond de la vallée ; les poules n’ont qu’à bien se tenir et les bananiers de Ginette passeront un peu plus régulièrement chez le coiffeur. Voilà pour le cadre.

 

Je veux tout de suite faire état, au cas où d’aucun me connaissant chasseur sous-marin, s’inquièterait de ce que j’exerce toujours, faire état que le lagon est à cet endroit loin du récif mais qu’on y trouve beaucoup de poissons, notamment de délicieux perroquets. Je me suis à force d’aller laissé porter sur un coin devenu mon favori. Je pêche peu, histoire de manger et d’offrir aussi. Au final je pêche souvent.

 

Voilà que ce blog n’émet plus rien de neuf, si tant est que… Faut dire que je vis sans électricité ni sans maison propre dans un quartier rural alors internet et la réinfo… Déjà joli d’avoir une table, une glacière pour s’asseoir ; reste à attendre que le groupe électrogène charge la batterie, je m’en vais vous faire un pti carnet de correspondance. Le temps de quelques photos et la soirée averse promise par la météo a commencé.

 

 

Mon projet est ambitieux et les conditions particulières dans lesquelles je me suis mis m’ont fait avancer dans ma compréhension du concept de gagner sa vie, et que les échecs et les faux départs aient donné de beaux fruits à la veille de l’arrivée de ma fille métropolitaine de 8 ans pour quelques semaines à Tahiti est pour beaucoup dans l’occurrence de ce billet.

 

Par ici, pour peu que tu sois un peu entouré, la nature te donne de quoi bien vivre, parmi toutes ces choses qui changent de la vie salarié j’en chéri une, le tempo.

 

Etre entouré… sous nos latitudes un dicton bien de chez nous s’inverse à ravir pour illustrer la contrainte ilienne. Mieux vaut être mal accompagné que seul. Je peux vous dire que ça donne de fameux tableaux !

 

J’écris donc un peu, me suis payé un peu d’internet, parcouru mes anciens sentiers de lecture, mazette, à 5 Euros de l’heure, j’ai survolé. Quelle misère. Je voudrais bien pouvoir tout lire mais mon nouvel environnement ne s’y prête pas.

 

M’enfin, et du reste, j’ai besoin de repos. Allons-y publions !

 

Que je vous dise, juste avant de m’y mettre j’ai taillé un bananier et lors que j’en découpais un troisième morceaux pour le bien ranger, une vilaine guêpe s’est posée sur ma main gauche. La dernière fois que j’ai eu à faire à cet insecte il était en bande. Los j’ai dévalé la montagne comme un possédé, tressautant à chaque nouvelle piqûre je me suis fait l’effet de ces types dans les films qu’on shoote mais qui refusent de stopper. Je ne vous dis pas le réflexe enseigné dans la douleur ! Là ma serpe a chassé la bête une petite seconde en retard et la piqûre est devenue belle coupure ; merci à mon Ange les dégâts sont très légers en regard de l’engin.

 

J’ai eu de la chance mais j’ai le dos de la main gonflé. C’est marrant ça ne me gêne absolument pas pour patapata (pianoter sur le clavier en tahitien). C’est même marrant à derechef vu qu’en tahitien beurre se dit pata.

 

Ainsi je déménage, je laisse une montagne bien propre sur une hauteur plus que respectable et pour du temps perdu que la chose paraisse, je me suis apaisé en remarquant à nouveau que ce n’est qu’apparence.

 

Pour bel et bon qu’il soit, ce spot où j’ai failli à terminer ma cabane était inadapté à ce projet que j’ai pour les années qui viennent. J’ai pu en trouver un bien meilleur, sans beaucoup plus de garanties de jouissance, mais plus c’est mieux que moins.

 

A l’heure où désormais le temps presse pour offrir à cette enfant qui vient voir son père, un morceau de Polynésie luxuriante que c’est lui qui l’a fait, les choses se présentent bien.

 

Sûrement un effet de ma main gauche enflée, si je savais je vous ferais un poème sur la banane et le ramboutan. La pomme étoile. La pakaille. Les avocats, les citrons les pamplemousses, et encore la banane.

 

Fini la hauteur du trou 14, c’est la joie au cœur que je vais auta (le u se prononce ou). Sur un plateau entouré de brousse, vierge de détritus, antithèse de ce que je quitte, j’y perds du matos de récupération tels bois tôles, vieilles armoires militaires rongées de rouille et déchets ménagers. Traces de civilisation qui sont il faut le souligner mieux rangés que lorsque je suis arrivé…

 

Je ne fais pas la manche lorsque le mois s’étire plus loin que les cordons de ma bourse. Je me suis fait des amis et je profite de ces moments de peu pour augmenter la dose de risque, piquer des chevrettes de nuit dans la rivière très très auta. Dans le lagon flinguer quelques poissons endormis quand la lune n’est pas là, tout ça est essentiellement affaire de météo. Et la liste des possibles est telle que je remercie le sort qui m’a fait arriver là, je dois ressentir des émotions qui ne sont pas dans la chanson d’Ulysse, mais qui l’ont faite.

 

Le principal défaut de ce spot que je laisse, à cheval donné on ne regarde pas les dents, était son voisinage de la route d’accès que tous les riverains empruntent […]. En deux c’est plein sud et ce fait avait conduit mes plans à déplaire. Je n’ai donc jamais pu installer ma grande cloison végétale sur pilotis hauts, merde ç’aurait eu de la gueule.

 

Comme pour poursuivre dans l’antithèse, orienté au levant, le nouveau spot n’a plus de soleil à 14 heures, je vais gagner quelques minutes à la hache.

 

Tout çà rendu possible grâce à une nouvelle bienfaitrice pour voisine, Ginette. Ma présence, je sais comme les choses sont, sera tolérée par la famille tant que Ginette en sera contente. Mais comme elle dit y’aura des jaloux. Alors les choses sont claires si un jaloux vient m’aborder, je lui dis de faire demi-tour et d’aller causer avec Ginette.

 

Je tiens le cadre des vacances de ma petite Eva.

 

Au côté de la maison de mes parents dans la montagne de Pamatai il y a un arbuste qui fait des fleurs blanches, petites, en grappes. A la tombée du jour elles diffusent une odeur qui met un bonne grosse claque à la fleur de tiare. Son parfum à elle a la puissance des Teina, bien trop rares, du moins autour de moi.

 

Piquer les chevrettes c’est remonter la rivière et prospecter les zones de faible courant. La chevrette n’est pas une petite chèvre mais une crevette d’eau douce. Régulièrement, disons plutôt au rythme des cascades, on retourne dans la jungle et là le parfum est proprement envoutant. Dans cette vallée comme du chiendent pousse la fleur savon, elle ne sent presque rien. De texture spongio-gluante elle sert plus à jouer dans la rivière qu’à se laver véritablement. M’enfin votre serviteur a le projet d’en parer sa salle de bains.

 

Je n’ai aucun contact avec Eva mais tout ce que je fais, et défait, quant à mon implantation me fait l’effet d’une répétition avant qu’enfin je la retrouve. Cette petite à qui j’avais souhaité, il est vrai pas à mes frais, une enfance dans la nature océanienne s’en vient jauger de mes progrès pour l’y ramener, en garde alternée comme ils disent. Sauf Trauma on va se faire une balle de camping en famille recomposée, avec « belle-mère » et petit frère (3 ans) ; combien de temps ça c’est suspens pour encore deux mois et des brouettes.

 

Pour le court terme, et ma contribution au piaillement sur la blogosphère, cette entaille au dos de la main va m’écarter de la pêche, plus : je vais soigneusement esquiver de planter mes mains dans la terre le temps de bien récupérer, petits veinards Djefbernier revient vous donner son opinion.

 

Nouvelle formule, interruption pour travaux oblige, je suis hors ligne et cybercafé à la Poste après 4 kilomètres de vélo, un peu d’indulgence mes amis chers lecteurs si vous trouvez que je ne linke pas assez pour être lisible.

 

Mon cher Nourantin, j’ai aimé te voir sur WordPress et lu un peu vite que la résistance pour le pouvoir au bon sens a toujours son porte voix, méchant et fidèle au poste, les pc n’ont qu’à déconner, seule la vie compte (ça c’est du Besson, non pas celui de cette daube de Lucy, celui juste après de le Grand Bleu dans le cinquième élément).

 

Je suis bien enmerdé de ne pouvoir te compter parmi mes dimanches. Et aussi dans le désordre Saucisson Aristide Corto Brebis Lhddt ROR H16, Sannat, Incognitototo, Dessertine, les moutons, Dieudo, Capitaine Enzo, Le buchard, BLH (dans l’ordre pou le coup).

 

La pluie a cessé. Elle m’a donné un bel arc en ciel lors que je respirais à Tatai, face à mon garde-manger.

 

Pour finir il y aurait à dégoiser sur les infos locales, comme de juste y’en a pour tous les goûts. Dans l’air du temps beaucoup de contribuables se plaignent de l’incompétence par ci de l’incompétence par là, et qu’il faut laisser la place aux jeunes, la classe politique servant plus qu’ailleurs de tête de truc. J’ai envie de leur offrir un synonyme, gratos : ignorance.

 


Après trois jours d’une torsion à gauche qui s’est mal terminée, je sacrifie dimanche matin au repos total. Merci bien le bonjour du bras de levier ! J’en profite pour administrer un peu Djefbernier, quel dépit quand on sait tout ce qui reste à faire… Et que ne trouvais-je pas sur mon fil RSS, propre à me remettre en accord total avec mon entreprise ??????


Merci les moutons :


Permaculture : Forêt comestible pour auto-suffisance alimentaire | Les moutons enragés.


Vivement cet après-midi, que j’y retourne planter un abri tente.

Spéciale dédicace à cet excellent bloggeur http://labrebisgalleuse.blogspot.de/2014/10/la-berezina.html

Spéciale dédicace à cet excellent bloggeur http://labrebisgalleuse.blogspot.de/2014/10/la-berezina.html

 

_Fondation

Publié: 09/10/2014 dans enfin presque..., Permaculture
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_Qspot


J’ai trouvé une pelle aujourd’hui, et puis il s’est mis à pleuvoir. Puisque je me faisais une journée de brûlage serein (le vent ne s’étant pour ainsi dire pas montré), j’avais vu le coup venir. Je suis rentré à temps, pas trop trempé mais ai dû m’abriter une bonne heure à mi-chemin, …à guetter l’accalmie.

J’ai finement décrypté l’horizon, depuis le matin les nuages se sont mollement agglutinés sur la montagne et désormais que j’ai un toit et des murs en dur, je suis content à plus d’un titre. C’est le calme de la pleine lune et la pluie tombe bien à la verticale.


Je sais que le bonheur emmerde, c’est en paiement d’une semaine d’efforts que je vais pouvoir monter d’un étage à la recherche de l’emplacement de la première structure en forêt. Encore du nettoyage mais à la barre à mine cette fois.


J’ai rendu pas mal de superficie à la lumière et cette pluie qui a tourné au déluge vers 16 heures arrose désormais en plein ce que j’ai défriché. Ce bon déluge, s’il veut bien stopper avant demain sera excellent pour la terre et dessiner les marches et les mini plateaux de l’ascension sera un plaisir…  

Je vais aussi à ma prochaine visite redécouvrir le spot un peu marécageux dit « la source ». Il part pour être un peu plus animé si la pluie prolonge. Une barre à mine et des bottes, une pelle…, si j’avais la place sûr que j’aurais pensé à la pioche et au ciré…

J’ai été instruit du fait que le miconia est un bon bois de construction ; je vais pouvoir faire beaucoup avec tout ce qui a poussé. Faudra faire attention à pas trop vite tourner en résidence d’acrobranche.

L’idéal c’est le bambou mais miconia et les autres qui sont là feront bien l’affaire. Chercher des bambous, ce sera pour l’année prochaine…

Il me faut mettre au plan un réseau intelligent de récupération d’eau de pluie et d’irrigation de la pente. J’augure que du provisoire en bois de peste végétale c’est Feng Shui. Le beau temps revenant je reprendrai la serpe et les scies à main. 


OLYMPUS DIGITAL CAMERAAprès l’eau, faudra l’électricité, et toujours cette montagne d’ordures qui bouche l’entrée aux journalistes. Je vous la présente, pour le plaisir, avec son enrobage de brousse.


Tout roule, tenez bon j’ai pas fini de mettre au point le résilience de ma petite famille ! 

Trou 14

Publié: 04/10/2014 dans enfin presque...
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Luxe calme et des gens tout petits qui roulent en voiturettes.

Luxe calme et des gens tout petits qui roulent en voiturettes.

De mardi à vendredi jusqu’au cou dans les « pehu » j’ai finalement marché sur un clou. J’ai bien senti la semelle couiner, heureusement que ce n’était pas un grand. Qui sait si demain je ne vais pas être un drôle de marcheur. De mardi à vendredi je n’y suis pas toujours allé à pieds, mais ça donne bien envie d’avoir un vélo. Je me rends en fin de parcours par un chemin bordé de cultures, légumes racines, arbres frutiers, haricots, bananiers, salades et beaucoup d’autres variétés que je n’ai pas la possibilité d’apercevoir depuis le chemin, ça lave un peu de cette route à grande vitesse pas très très bucolique. 1km 7 de piste un brin caillouteuse que des citadines dévalent de temps en temps en cahotant. Pour arriver finalement voisin du trou 14.

 

Les lianes en viennent à bout mais elles sont trop lentes, seule solution huile de coude et arrachage des jeunes pieds tous mignons

Les lianes en viennent à bout mais elles sont trop lentes, seule solution huile de coude et arrachage des jeunes pieds tous mignons

Plus haut sur la montagne qui commence la végétation c’est une toute autre histoire. Connaissez-vous miconia ? En deux mots la femme d’un gouverneur a ramené çà, parce que c’était joli. Ce n’était pas la première fois qu’on importait une plante « décorative » bien sûr mais là, c’est un peu comme le gremlins, c’est joli quand c’est petit.

 

Il faut frôler quelques kilomètres de barbelés pour vous photographier çà

Il faut frôler quelques kilomètres de barbelés pour vous photographier çà

J’ai posé mon sac à ¨Papara. Au spot de surf de la taharou (Taaharu’u), une embouchure de rivière, un beau dessin de courants et de barrière récifale. De là, une semaine de rencontres, mon flair et la chance dont je me demande bien à qui je la dois, m’ont conduit dans la vallée d’Atimaono, site qui surplombe le golf éponyme, mais surtout emplacement de la première usine de canne à sucre de Tahiti.

Agitée par une industrie que l’histoire voit facilement comme barbare, avec cimetière d’ouvriers chinois et désormais revendications de propriétaires tahitiens. Arpenter cette vallée une fois parvenu au dessus du golf c’est trouver une enfilade de constructions en tôle et pinex jusque loin (8km), et volonté territoriale (en sommeil dans les actions du tribunal des affaires foncières) de vendre aux chinois justement. Il se dit que la disparition de Mister 10% des affaires officielles changera peut-être la donne. L’ambition de l’association qui regroupe une partie des habitants est de faire reconnaître la validité de leurs revendications de groupe et jusqu’ici M. Flosse, ès président et chef du gouvernement s’est trouvé débouté dans toutes ses tentatives d’accaparer l’intégralité de la vallée.

Faut dire ce qui est y'a quand même pas foule

Faut dire ce qui est y’a quand même pas foule

Le Golf est là, ombre pathétique du golf d’il y a vingt ans ; victime d’un entretien sans imagination, sans ambition et sans moyens. Pour le rendre plus attractif, enfin c’est ce qu’ils pensent peut-être, il suffira de l’agrandir, ben voyons… Il est parvenu, ce Territoire, à récupérer le front de mer, et surveille que personne ne vienne se réinstaller. Imaginez, un bel hôtel en front de mer, très bien venté, les kitesurfeurs du monde entier s’y relaient toute la sainte journée pour faire des spots publicitaires, c’est la référence du golf french océanien. La route ? Coupée à la circulation, après l’expropriation des squateurs de la vallée s’y dessine une route de contournement qui part à travers la brousse sur les hauteurs et vous permet également de rejoindre Taravao en 18 minutes à 130 km/h, ça serpente mais les virages sont guidés par un magnétisme. Nos milliardaires pourront se faire déposer de leur jet à l’hydravion, de l’hydravion à la réception de leur loge. De tout le séjour il leur est possible de n’entendre aucun bruit de voitures, un enchantement de sons mais rien de mécanique une fois rendus. Au paradis des sens…Tahiti oh oui…

Les familles de la vallée ne veulent pas perdre leur terre, et quand on sait que les capitaux étrangers cherchent à se placer partout sur la planète, on se dit que ces familles font de la résistance tout en frémissant à chaque fois que s’approche un stylo sur titre de propriété, une résistance bien venue pour les possibilités d’une agriculture vivrière un peu étendue pour ce qui m’occupe de dénicher, une résistance pour le droit de vivre une vie « paysanne » dans un secteur grandement orienté ici aussi sur les grands approvisionnements du commerce de détail.

C’est là qu’il se dessine pour moi une possibilité de rester, d’entamer les fondations d’un système ‘permaculteur’ sur la commune de Papara. Un étonnant concours de circonstances, de liens tissés à pieds, qui donne un espoir d’avoir trouvé le cadre idéal, aux très très nombreux avantages tel qu’il se dévoile, titille ma convoitise. Ce projet s’il pouvait s’inscrire dans pareil endroit, ce serait presque insolent. Des gens dans une nature docile et généreuse, quoique bientôt en saison des pluies dans un district copieusement arrosé, mais c’est pas le pire quand on a testé Hitiia’a, quel meilleur endroit ?

Vous ne pouvez pas regarder dans une direction sans voir au grand minimum deux à trois matières à manger, trois quatre autres à travailler. Alors pour ce qui est de décrire y’a pas beaucoup de politiciens à dézinguer… Je vous le dis pour ceux qui pourraient venir de yaourt, amitiés aux mal-pensants ! Le front de mer ? Trop top !

Batterie CAT, sans entretien !

Batterie CAT, sans entretien !

Une vallée quelque part à gauche, hors-champ...

Une vallée quelque part à gauche, hors-champ…

Nous verrons ce que les jours prochains déciderons. Demain je vais visiter la parcelle, me faire une idée de ce par quoi je pourrais éventuellement commencer, nettoyage des points d’eau je suis sûr, figurez-vous qu’il y a des retenues en cailloux envahies d’herbes au-dessus des terrasses en bord de chemin qui surplombent une ligne droite du golf. Et plus haut des abeilles sauvages, un plateau et la forêt.

Je suis aidé par une famille qui descend de deux frères Juventin, endettés jusqu’au cou pour venir chercher le trésor de Pinaki. L’Anglais les ayant mis sur la piste fut le vrai découvreur du trésor et il leur vendit très cher les plans après coup. Arrivés sur l’île les frères Ardéchois achetèrent beaucoup de terre mais ne découvrirent qu’une escroquerie si on s’en tient à leur premier projet. L’histoire raconte que l’anglais finira la tête tranchée, ou pendu comment savoir… j’ai pas trop le loisir de gogeuliser en ce moment mais pour ce qui est de leur descendance ilienne elle s’assura et je les en remercie.


Et çà ? Tout le monde s’en fout chez gougueule ?