Votre serviteur est de ces pères démissionnés par la distance, volontairement plumitif en matière d’apport pécuniaire, mon ex si tu me lis, voici de mes vraies nouvelles. Aux autres qui avez peut-être jeté un œil à mes centres d’intérêt, voire lu quelques kilomètres de mes paquets de mots, j’écris pour vous principalement, le journal d’un autre parmi toute une foule d’autres certes, cependant, c’est aussi un genre d’aventure !! Parti un peu à l’aventure oui donc j’ai posé mes rêves au dessus du trou 14 de l’international golf d’Atimaono, en pure squatteur parmi les squatteurs.

 

Sauf accident et à cette heure, j’ai mon nouveau lieu qui m’attend un peu plus au fond de la vallée ; les poules n’ont qu’à bien se tenir et les bananiers de Ginette passeront un peu plus régulièrement chez le coiffeur. Voilà pour le cadre.

 

Je veux tout de suite faire état, au cas où d’aucun me connaissant chasseur sous-marin, s’inquièterait de ce que j’exerce toujours, faire état que le lagon est à cet endroit loin du récif mais qu’on y trouve beaucoup de poissons, notamment de délicieux perroquets. Je me suis à force d’aller laissé porter sur un coin devenu mon favori. Je pêche peu, histoire de manger et d’offrir aussi. Au final je pêche souvent.

 

Voilà que ce blog n’émet plus rien de neuf, si tant est que… Faut dire que je vis sans électricité ni sans maison propre dans un quartier rural alors internet et la réinfo… Déjà joli d’avoir une table, une glacière pour s’asseoir ; reste à attendre que le groupe électrogène charge la batterie, je m’en vais vous faire un pti carnet de correspondance. Le temps de quelques photos et la soirée averse promise par la météo a commencé.

 

 

Mon projet est ambitieux et les conditions particulières dans lesquelles je me suis mis m’ont fait avancer dans ma compréhension du concept de gagner sa vie, et que les échecs et les faux départs aient donné de beaux fruits à la veille de l’arrivée de ma fille métropolitaine de 8 ans pour quelques semaines à Tahiti est pour beaucoup dans l’occurrence de ce billet.

 

Par ici, pour peu que tu sois un peu entouré, la nature te donne de quoi bien vivre, parmi toutes ces choses qui changent de la vie salarié j’en chéri une, le tempo.

 

Etre entouré… sous nos latitudes un dicton bien de chez nous s’inverse à ravir pour illustrer la contrainte ilienne. Mieux vaut être mal accompagné que seul. Je peux vous dire que ça donne de fameux tableaux !

 

J’écris donc un peu, me suis payé un peu d’internet, parcouru mes anciens sentiers de lecture, mazette, à 5 Euros de l’heure, j’ai survolé. Quelle misère. Je voudrais bien pouvoir tout lire mais mon nouvel environnement ne s’y prête pas.

 

M’enfin, et du reste, j’ai besoin de repos. Allons-y publions !

 

Que je vous dise, juste avant de m’y mettre j’ai taillé un bananier et lors que j’en découpais un troisième morceaux pour le bien ranger, une vilaine guêpe s’est posée sur ma main gauche. La dernière fois que j’ai eu à faire à cet insecte il était en bande. Los j’ai dévalé la montagne comme un possédé, tressautant à chaque nouvelle piqûre je me suis fait l’effet de ces types dans les films qu’on shoote mais qui refusent de stopper. Je ne vous dis pas le réflexe enseigné dans la douleur ! Là ma serpe a chassé la bête une petite seconde en retard et la piqûre est devenue belle coupure ; merci à mon Ange les dégâts sont très légers en regard de l’engin.

 

J’ai eu de la chance mais j’ai le dos de la main gonflé. C’est marrant ça ne me gêne absolument pas pour patapata (pianoter sur le clavier en tahitien). C’est même marrant à derechef vu qu’en tahitien beurre se dit pata.

 

Ainsi je déménage, je laisse une montagne bien propre sur une hauteur plus que respectable et pour du temps perdu que la chose paraisse, je me suis apaisé en remarquant à nouveau que ce n’est qu’apparence.

 

Pour bel et bon qu’il soit, ce spot où j’ai failli à terminer ma cabane était inadapté à ce projet que j’ai pour les années qui viennent. J’ai pu en trouver un bien meilleur, sans beaucoup plus de garanties de jouissance, mais plus c’est mieux que moins.

 

A l’heure où désormais le temps presse pour offrir à cette enfant qui vient voir son père, un morceau de Polynésie luxuriante que c’est lui qui l’a fait, les choses se présentent bien.

 

Sûrement un effet de ma main gauche enflée, si je savais je vous ferais un poème sur la banane et le ramboutan. La pomme étoile. La pakaille. Les avocats, les citrons les pamplemousses, et encore la banane.

 

Fini la hauteur du trou 14, c’est la joie au cœur que je vais auta (le u se prononce ou). Sur un plateau entouré de brousse, vierge de détritus, antithèse de ce que je quitte, j’y perds du matos de récupération tels bois tôles, vieilles armoires militaires rongées de rouille et déchets ménagers. Traces de civilisation qui sont il faut le souligner mieux rangés que lorsque je suis arrivé…

 

Je ne fais pas la manche lorsque le mois s’étire plus loin que les cordons de ma bourse. Je me suis fait des amis et je profite de ces moments de peu pour augmenter la dose de risque, piquer des chevrettes de nuit dans la rivière très très auta. Dans le lagon flinguer quelques poissons endormis quand la lune n’est pas là, tout ça est essentiellement affaire de météo. Et la liste des possibles est telle que je remercie le sort qui m’a fait arriver là, je dois ressentir des émotions qui ne sont pas dans la chanson d’Ulysse, mais qui l’ont faite.

 

Le principal défaut de ce spot que je laisse, à cheval donné on ne regarde pas les dents, était son voisinage de la route d’accès que tous les riverains empruntent […]. En deux c’est plein sud et ce fait avait conduit mes plans à déplaire. Je n’ai donc jamais pu installer ma grande cloison végétale sur pilotis hauts, merde ç’aurait eu de la gueule.

 

Comme pour poursuivre dans l’antithèse, orienté au levant, le nouveau spot n’a plus de soleil à 14 heures, je vais gagner quelques minutes à la hache.

 

Tout çà rendu possible grâce à une nouvelle bienfaitrice pour voisine, Ginette. Ma présence, je sais comme les choses sont, sera tolérée par la famille tant que Ginette en sera contente. Mais comme elle dit y’aura des jaloux. Alors les choses sont claires si un jaloux vient m’aborder, je lui dis de faire demi-tour et d’aller causer avec Ginette.

 

Je tiens le cadre des vacances de ma petite Eva.

 

Au côté de la maison de mes parents dans la montagne de Pamatai il y a un arbuste qui fait des fleurs blanches, petites, en grappes. A la tombée du jour elles diffusent une odeur qui met un bonne grosse claque à la fleur de tiare. Son parfum à elle a la puissance des Teina, bien trop rares, du moins autour de moi.

 

Piquer les chevrettes c’est remonter la rivière et prospecter les zones de faible courant. La chevrette n’est pas une petite chèvre mais une crevette d’eau douce. Régulièrement, disons plutôt au rythme des cascades, on retourne dans la jungle et là le parfum est proprement envoutant. Dans cette vallée comme du chiendent pousse la fleur savon, elle ne sent presque rien. De texture spongio-gluante elle sert plus à jouer dans la rivière qu’à se laver véritablement. M’enfin votre serviteur a le projet d’en parer sa salle de bains.

 

Je n’ai aucun contact avec Eva mais tout ce que je fais, et défait, quant à mon implantation me fait l’effet d’une répétition avant qu’enfin je la retrouve. Cette petite à qui j’avais souhaité, il est vrai pas à mes frais, une enfance dans la nature océanienne s’en vient jauger de mes progrès pour l’y ramener, en garde alternée comme ils disent. Sauf Trauma on va se faire une balle de camping en famille recomposée, avec « belle-mère » et petit frère (3 ans) ; combien de temps ça c’est suspens pour encore deux mois et des brouettes.

 

Pour le court terme, et ma contribution au piaillement sur la blogosphère, cette entaille au dos de la main va m’écarter de la pêche, plus : je vais soigneusement esquiver de planter mes mains dans la terre le temps de bien récupérer, petits veinards Djefbernier revient vous donner son opinion.

 

Nouvelle formule, interruption pour travaux oblige, je suis hors ligne et cybercafé à la Poste après 4 kilomètres de vélo, un peu d’indulgence mes amis chers lecteurs si vous trouvez que je ne linke pas assez pour être lisible.

 

Mon cher Nourantin, j’ai aimé te voir sur WordPress et lu un peu vite que la résistance pour le pouvoir au bon sens a toujours son porte voix, méchant et fidèle au poste, les pc n’ont qu’à déconner, seule la vie compte (ça c’est du Besson, non pas celui de cette daube de Lucy, celui juste après de le Grand Bleu dans le cinquième élément).

 

Je suis bien enmerdé de ne pouvoir te compter parmi mes dimanches. Et aussi dans le désordre Saucisson Aristide Corto Brebis Lhddt ROR H16, Sannat, Incognitototo, Dessertine, les moutons, Dieudo, Capitaine Enzo, Le buchard, BLH (dans l’ordre pou le coup).

 

La pluie a cessé. Elle m’a donné un bel arc en ciel lors que je respirais à Tatai, face à mon garde-manger.

 

Pour finir il y aurait à dégoiser sur les infos locales, comme de juste y’en a pour tous les goûts. Dans l’air du temps beaucoup de contribuables se plaignent de l’incompétence par ci de l’incompétence par là, et qu’il faut laisser la place aux jeunes, la classe politique servant plus qu’ailleurs de tête de truc. J’ai envie de leur offrir un synonyme, gratos : ignorance.

 

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Je ne suis pas Charlie

Publié: 08/01/2015 dans Brèves du Net

L’écroulement d’un monde, page 15, ça vaut son pesant d’entrée en matière, imaginez, page 15… Il nous propose en réponse à une question de prendre le problème à l’envers, en voilà une pirouette : c’est à notre avis la façon la plus intelligente de procéder, on est plus vite rendu au bout… Maître Lordon souffrez que j’ouvre les guillemets :

«  Mais il faudrait prendre le temps d’une analyse complète des mécanismes qui conduisent les médiateurs médiatiques à ne plus rien médiatiser, c’est-à- dire à maintenir dans l’invisibilité les situations sociales et leurs déterminants véritables – dont la seule exhibition suffirait à nourrir de légitimes fureurs –, et laisser inaudibles les analyses critiques – ( reprenez votre souffle l’effet n’en sera que meilleur))à quelques exceptions près systématiquement sous-représentées quand elles ne sont pas par principe déclarées carrément tricardes, à moins qu’on ne leur offre des formats si pauvres qu’elles sont bien certaines de n’avoir aucune chance de « porter ».

L’écroulement… les pensées, ses expériences de pensées, qu’ils jugent oiseuses, pour rire je suppose, sont d’une justesse grand J

« Est-il utile de consacrer un quart d’heure de plus à l’anatomie pathologique du Parti socialiste ? On peut difficilement l’éviter ne serait-ce que dans la perspective de l’élection présidentielle, et pour faire le constat que, pour cette édition, le candidat Hollande s’y prend non pas, comme le commandait jusqu’ici un léger réflexe de vergogne, huit jours avant le deuxième tour, mais huit mois avant le premier pour faire offre d’alliance avec les centristes, péripétie anecdotique au premier abord, mais en fait raccourci fulgurant qui dit tout ou presque de ce qu’il est permis d’attendre d’une hypothétique présidence socialiste en matière de transformation économique et sociale – à savoir rien. »

A A A. Rien, … Il en a accompli des étapes du Roll Back Agenda, merde quand même, c’est un peu exagéré, n’est-ce pas Président ?

Dites-le avec un média, mais compression temporelle oblige, les cinq dernières pages sont à notre avis à lire avant le reste. Elles auraient selon moi le pouvoir d’intéresser au début :

« Tout a déjà été dit sur la compromission historique de la social-démocratie, spécialement française, avec le néolibéralisme mais, pour fermer au plus vite ce lamentable chapitre, on peut tout de même mesurer le degré de faillite historique d’un parti qui ose encore s’appeler « socialiste » à son incapacité à mettre en cause le capitalisme néolibéral au moment où sa crise apoplectique ouvre une fenêtre d’opportunité historique sans équivalent – et l’on finit par se demander quelle sorte d’événement, quel degré de dévastation serait maintenant requis pour qu’en cette matière l’électro-encéphalogramme socialiste émette de nouveau un bip. »

Sûr qu’on se demande///

Et si ce que vous voulez savoir c’est où vous carapater eh bien tentez l’épreuve de considérer la Polynésie (…) comme une terre d’aventure au cœur de la bêtise du fatalisme et de l’ignorance. Certes tout çà en cocktails variés, mais aussi de la gentillesse l’hospitalité et le partage. Mais beaucoup de bêtise quand même vaut mieux être un peu plus que prévenu 😉

Souvenir encore bien frais de la branche, deux discrets hématomes ombrent mes côtes et je ne serais pas surpris de bouffer une dent d’ici quelques temps, j’avais pris des pains en sabrant la jungle en promenade mais celui-là, un bon gros « punch » je vais certainement le garder en mémoire vive : mon quatrième poteau est toujours otage des hauteurs.

Et pendant ce temps ça massacre du bon journaliste pour qu’on protège mieux les mauvais ?

Ce pdf de Lordon est excellent, c’est pour ça que je vous en cause encore, par contre pour président veuillez noter que j’ai trouvé son allocution solennelle complètement bidon, et pourtant avec pareil actualité y avait moyen de se préparer un peu. Non mais quel pignouf, 4 minutes qui ne passeront pas à l’école des présidents. Comment peut-on autant bafouiller le mot épreuve, sûrement à pensant à une miraculeuse réélection.

Bon je mets pas les tags qui vont bien, s’ils veulent des mal pensants, z’on qu’à chercher 😉


Voilà bien quelques jours, chemin faisant, je me dis que dans le tourbillon des réseaux il est bien quelque abonné à se demander ce que Djefbernier fabrique dans « sa » vallée Tahitienne en bisbille foncier avec le Territoire (c’est comme çà qu’on appelle l’administration maohi). Permaculteur en herbe que ne blogues-tu plus souvent un pti rapport d’activité ??


Oui donc d’abord, comment vais-je : mes aptitudes physiques ont eu maille à partir et fort à faire avec le chikungunia, la météo de saison (très arrosée), la montagne, l’assiduité et les fêtes, hebdomadaires comme chacun sait. Les uns dans les autres chacun mérite à l’aise un billet, j’ai bien maigri. La faute aux rivières de sueur. Que d’aventures, vil égoïste, il se fait que j’ai tout gardé pour moi ; pas seulement parce qu’il n’est pas bon de trop se regarder le nombril à l’oreille d’inconnus. Devant l’immensité du pari qui me fait face pondre du texte m’apparaît un tantinet dérisoire, mais on n’est pas des machines c’est l’occasion de faire relâche. Au quotidien internet c’est loin et je me figure que moins j’y touche, moins j’ai envie, c’est mal je sais j’ai honte. D’un autre côté, d’un autre côté, je prépare l’avenir de ma tribu loin des grandes oreilles…


Ce jour c’est une occasion spéciale. J’ai eu le bonjour de la branche de Frakata. Il s’en est fallu d’un cheveu que ce soit sur la tête qu’elle ne me cueille. Et dire que j’attendais qu’elle tombe ; à priori au meilleur endroit pour saisir le spectacle.

~ Qu’est ce que tu foutais là ?

Bonne question, merci de me la poser : c’est que pour construire ma cabane il me faut des poteaux. J’en ai mais ce n’est pas du premier choix et au cours d’une promenade j’ai découvert six miconias bien hauts, bien droits, aux troncs couverts de mousse verte, gage d’extrême solidité. Et j’aime les mezzanines. En un coup d’œil j’ai su que j’allais abattre le tout, à la chaîne et pour la bonne cause. Rien n’étant parfait la zone de coupe est un peu loin du chantier, qu’à cela ne tienne, j’ai préparé le chemin. Qu’est ce que c’est lourd comme bois, une grosse grosse densité, je ne me suis douté de rien !!


Tout pour que le transport soit facilité s’est avéré être une bonne idée, je m’en suis félicité, ce n’était pas du luxe avec toutes ces lianes qui maillent la pente.


J’ai comme de juste sué à grosses gouttes, moult fois me suis arcbouté en pure perte et puis fait quelques glissades. Un tronc a bien failli rouler sur ma jambe, mais ce qui m’a le plus surpris c’est que ce convoyage fut moins dur qu’attendu. L’effort fut fun pour tout dire, il me restait un dernier voyage et l’énergie de procéder au centuple (environ).


The last but not the least, Tada !


Un dernier coup de collier et j’allais censément découvrir le gabarit de chez moi. Je pensais déjà profondeur du trou, cailloux, ciment, à deux bras de plus aussi…


A peine commencé de tracter le dernier tronc la canopée a laissé tomber un bon paquet de bois mort, au jugé trente mètres en devant, sans préavis comme c’est l’usage. Le coin s’anima de craquements. Parti en reconnaissance mais n’ayant rien vu de ce bois mort sur le sentier nouvellement dégagé je me suis demandé si j’avais le temps de passer avant qu’une branche ne tombe, la chose ne faisant pas le moindre doute.

Etrangement j’étais assez confiant de la voir tomber sur le côté, à cause du bois mort introuvable. Le Frakata a cette réputation non usurpée de céder d’un coup, une saloperie de bois dangereux, gorgé d’eau, même les charbonniers n’en veulent pas. Plus, c’est un arbre géant, donc la curiosité et l’envie de jouer de prudence m’ont finalement scotché. Et j’attends au pied de l’arbre… si si.


Deux trois minutes durant quoi tous les moustiques du quartier convergent sur moi. Après une nouvelle plainte sans suite, je sers le poing tel le sorcier M’buiti pointe du doigt, allez tombe !


Puis tout s’est accéléré, moi le nez en l’air les deux mains sur le tronc de l’arbre en souffrance, monumental, je ne vous dis pas pour le bruit ! « Si j’aurais su », la monstrueuse section de branche a terminé sa dégringolade juste à l’endroit où je me tenais.


Dans les dernières fractions de seconde de sa chute, je vous jure que je n’étais pas aux commandes de ma personne, cependant j’ai bougé, ou alors comme j’ai été heurté, cela explique le mouvement, mais alors j’aurais fatalement terminé en pulpe vu la taille de la branche, j’ai laissé échappé un « Ouah ». Je crois que c’était la bonne ponctuation pour ce moment époustouflant.


Le dernier poteau de miconia à mes pieds et que je peinais à tracter quelques minutes plus tôt a été projeté en arrière et en contrebas, c’est peut-être bien lui qui m’a battu…


La mega branche est tombée en long, pile sur mon chemin tout propre. Je ne me suis pas attardé et suis vite redescendu. Par expérience je sais que dans ces cas-là il faut prendre une douche de toute urgence.


Là j’ai un peu très mal sur deux côtes, ça n’est que musculaire mais quelle journée. Quand je pense que j’avais le temps de passer et que j’ai peut-être été blessé par excès de prudence. Mais quand je revois cette branche à terre, le sol a tremblé d’une force ; et ma position, quelle drôle d’idée ! J’augure que j’étais plus fatigué qu’il n’y paraissait, un Dolicrâne et ce fut lundi.


Mon voisin m’a dit, faut faire attention… D’un certain point de vue c’est que j’ai fait. Merci mon ange gardien.


Mon bon ami, cher lecteur,

 


D’ici quelques jours je vais goûter aux joies de la sobriété heureuse chère à Pierre Rabhi. Il n’y aura dès lors plus guère que le RSS qui va bouger sur Djefbernier. Periode d’e-mutisme qui se terminera par des nouvelles neuves de la vallée d’Airima ( j’ai su hier que l’endroit n’appartient pas à Atimaono).


Synchronicité quand tu nous tiens, c’est par Dame Adler que j’ai pris conscience de l’absence d’A moy que chault. Par là j’ai produit un billet très lu dont voici la suite. Encore merci Dame Adler, qui s’est joliment payé Futura Sciences.


La santé n’est vraiment importante que lorsqu’elle vient à manquer, c’est truculent de penser que ça ne fonctionne pas avec le (la) moral(e), mais si ça se trouve ça agit à des niveaux profonds et insensibles à nos consciences occupées.

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Après trois jours d’une torsion à gauche qui s’est mal terminée, je sacrifie dimanche matin au repos total. Merci bien le bonjour du bras de levier ! J’en profite pour administrer un peu Djefbernier, quel dépit quand on sait tout ce qui reste à faire… Et que ne trouvais-je pas sur mon fil RSS, propre à me remettre en accord total avec mon entreprise ??????


Merci les moutons :


Permaculture : Forêt comestible pour auto-suffisance alimentaire | Les moutons enragés.


Vivement cet après-midi, que j’y retourne planter un abri tente.

Spéciale dédicace à cet excellent bloggeur http://labrebisgalleuse.blogspot.de/2014/10/la-berezina.html

Spéciale dédicace à cet excellent bloggeur http://labrebisgalleuse.blogspot.de/2014/10/la-berezina.html

 

_Fondation

Publié: 09/10/2014 dans enfin presque..., Permaculture
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_Qspot


J’ai trouvé une pelle aujourd’hui, et puis il s’est mis à pleuvoir. Puisque je me faisais une journée de brûlage serein (le vent ne s’étant pour ainsi dire pas montré), j’avais vu le coup venir. Je suis rentré à temps, pas trop trempé mais ai dû m’abriter une bonne heure à mi-chemin, …à guetter l’accalmie.

J’ai finement décrypté l’horizon, depuis le matin les nuages se sont mollement agglutinés sur la montagne et désormais que j’ai un toit et des murs en dur, je suis content à plus d’un titre. C’est le calme de la pleine lune et la pluie tombe bien à la verticale.


Je sais que le bonheur emmerde, c’est en paiement d’une semaine d’efforts que je vais pouvoir monter d’un étage à la recherche de l’emplacement de la première structure en forêt. Encore du nettoyage mais à la barre à mine cette fois.


J’ai rendu pas mal de superficie à la lumière et cette pluie qui a tourné au déluge vers 16 heures arrose désormais en plein ce que j’ai défriché. Ce bon déluge, s’il veut bien stopper avant demain sera excellent pour la terre et dessiner les marches et les mini plateaux de l’ascension sera un plaisir…  

Je vais aussi à ma prochaine visite redécouvrir le spot un peu marécageux dit « la source ». Il part pour être un peu plus animé si la pluie prolonge. Une barre à mine et des bottes, une pelle…, si j’avais la place sûr que j’aurais pensé à la pioche et au ciré…

J’ai été instruit du fait que le miconia est un bon bois de construction ; je vais pouvoir faire beaucoup avec tout ce qui a poussé. Faudra faire attention à pas trop vite tourner en résidence d’acrobranche.

L’idéal c’est le bambou mais miconia et les autres qui sont là feront bien l’affaire. Chercher des bambous, ce sera pour l’année prochaine…

Il me faut mettre au plan un réseau intelligent de récupération d’eau de pluie et d’irrigation de la pente. J’augure que du provisoire en bois de peste végétale c’est Feng Shui. Le beau temps revenant je reprendrai la serpe et les scies à main. 


OLYMPUS DIGITAL CAMERAAprès l’eau, faudra l’électricité, et toujours cette montagne d’ordures qui bouche l’entrée aux journalistes. Je vous la présente, pour le plaisir, avec son enrobage de brousse.


Tout roule, tenez bon j’ai pas fini de mettre au point le résilience de ma petite famille !