Articles Tagués ‘Tahiti’

 

Il faut frôler quelques kilomètres de barbelés pour vous photographier çà

Il faut frôler quelques kilomètres de barbelés pour vous photographier çà

J’ai posé mon sac à ¨Papara. Au spot de surf de la taharou (Taaharu’u), une embouchure de rivière, un beau dessin de courants et de barrière récifale. De là, une semaine de rencontres, mon flair et la chance dont je me demande bien à qui je la dois, m’ont conduit dans la vallée d’Atimaono, site qui surplombe le golf éponyme, mais surtout emplacement de la première usine de canne à sucre de Tahiti.

Agitée par une industrie que l’histoire voit facilement comme barbare, avec cimetière d’ouvriers chinois et désormais revendications de propriétaires tahitiens. Arpenter cette vallée une fois parvenu au dessus du golf c’est trouver une enfilade de constructions en tôle et pinex jusque loin (8km), et volonté territoriale (en sommeil dans les actions du tribunal des affaires foncières) de vendre aux chinois justement. Il se dit que la disparition de Mister 10% des affaires officielles changera peut-être la donne. L’ambition de l’association qui regroupe une partie des habitants est de faire reconnaître la validité de leurs revendications de groupe et jusqu’ici M. Flosse, ès président et chef du gouvernement s’est trouvé débouté dans toutes ses tentatives d’accaparer l’intégralité de la vallée.

Faut dire ce qui est y'a quand même pas foule

Faut dire ce qui est y’a quand même pas foule

Le Golf est là, ombre pathétique du golf d’il y a vingt ans ; victime d’un entretien sans imagination, sans ambition et sans moyens. Pour le rendre plus attractif, enfin c’est ce qu’ils pensent peut-être, il suffira de l’agrandir, ben voyons… Il est parvenu, ce Territoire, à récupérer le front de mer, et surveille que personne ne vienne se réinstaller. Imaginez, un bel hôtel en front de mer, très bien venté, les kitesurfeurs du monde entier s’y relaient toute la sainte journée pour faire des spots publicitaires, c’est la référence du golf french océanien. La route ? Coupée à la circulation, après l’expropriation des squateurs de la vallée s’y dessine une route de contournement qui part à travers la brousse sur les hauteurs et vous permet également de rejoindre Taravao en 18 minutes à 130 km/h, ça serpente mais les virages sont guidés par un magnétisme. Nos milliardaires pourront se faire déposer de leur jet à l’hydravion, de l’hydravion à la réception de leur loge. De tout le séjour il leur est possible de n’entendre aucun bruit de voitures, un enchantement de sons mais rien de mécanique une fois rendus. Au paradis des sens…Tahiti oh oui…

Les familles de la vallée ne veulent pas perdre leur terre, et quand on sait que les capitaux étrangers cherchent à se placer partout sur la planète, on se dit que ces familles font de la résistance tout en frémissant à chaque fois que s’approche un stylo sur titre de propriété, une résistance bien venue pour les possibilités d’une agriculture vivrière un peu étendue pour ce qui m’occupe de dénicher, une résistance pour le droit de vivre une vie « paysanne » dans un secteur grandement orienté ici aussi sur les grands approvisionnements du commerce de détail.

C’est là qu’il se dessine pour moi une possibilité de rester, d’entamer les fondations d’un système ‘permaculteur’ sur la commune de Papara. Un étonnant concours de circonstances, de liens tissés à pieds, qui donne un espoir d’avoir trouvé le cadre idéal, aux très très nombreux avantages tel qu’il se dévoile, titille ma convoitise. Ce projet s’il pouvait s’inscrire dans pareil endroit, ce serait presque insolent. Des gens dans une nature docile et généreuse, quoique bientôt en saison des pluies dans un district copieusement arrosé, mais c’est pas le pire quand on a testé Hitiia’a, quel meilleur endroit ?

Vous ne pouvez pas regarder dans une direction sans voir au grand minimum deux à trois matières à manger, trois quatre autres à travailler. Alors pour ce qui est de décrire y’a pas beaucoup de politiciens à dézinguer… Je vous le dis pour ceux qui pourraient venir de yaourt, amitiés aux mal-pensants ! Le front de mer ? Trop top !

Batterie CAT, sans entretien !

Batterie CAT, sans entretien !

Une vallée quelque part à gauche, hors-champ...

Une vallée quelque part à gauche, hors-champ…

Nous verrons ce que les jours prochains déciderons. Demain je vais visiter la parcelle, me faire une idée de ce par quoi je pourrais éventuellement commencer, nettoyage des points d’eau je suis sûr, figurez-vous qu’il y a des retenues en cailloux envahies d’herbes au-dessus des terrasses en bord de chemin qui surplombent une ligne droite du golf. Et plus haut des abeilles sauvages, un plateau et la forêt.

Je suis aidé par une famille qui descend de deux frères Juventin, endettés jusqu’au cou pour venir chercher le trésor de Pinaki. L’Anglais les ayant mis sur la piste fut le vrai découvreur du trésor et il leur vendit très cher les plans après coup. Arrivés sur l’île les frères Ardéchois achetèrent beaucoup de terre mais ne découvrirent qu’une escroquerie si on s’en tient à leur premier projet. L’histoire raconte que l’anglais finira la tête tranchée, ou pendu comment savoir… j’ai pas trop le loisir de gogeuliser en ce moment mais pour ce qui est de leur descendance ilienne elle s’assura et je les en remercie.


Et çà ? Tout le monde s’en fout chez gougueule ?

 


A la première occasion je me connecte et vous fais un truc du style vagadond 2.0 dans la ruralité tahitienne c’était une idée mais voilà… beaucoup de pluie, un pied à terre vite trouvé et pas le moindre réseau ami à l’horizon. Ah il s’en est passé de la marche du côté du pk 36, mais bien sûr pas de cybercafé…

La vie de chien à Tahiti, y'a de quoi en faire des clichés. Là c'est l'odeur qui m'a incité

La vie de chien à Tahiti, y’a de quoi en faire des clichés. Là c’est l’odeur qui m’a incité

Début d’aventure dans le dur du réel, pouquoi ai-je voulu faire comme si je ne savais pas pourquoi nos rares et chers touristes sont parqués hors sol… M’enfin une fois parti, c’est parti, advienne que pourra, je viens de faire un stop à ma base de départ, en profite pour prendre des nouvelles. J’ai vu notre président sur une télé, comme çà en passant par chez Jacques, je l’ai trouvé changé, comme si au lieu de le démissionner on nous l’avait subrepticement échangé. Ou alors sa maquilleuse.


Ah internet, j’ai eu 8 jours pour me demander ce que je ratais merci à Nourantin de m’avoir rassuré, quoiqu’en passant chez la chute et yoananda, j’ai eu quelques bémols au rien de nouveau sous le soleil.

 

Allez un peu rêve...

Allez un peu rêve…

Il me fallait bien aussi checker mes mails et puis parcourir vite fait l’accueil facebook, je ne vais pas vous embêter mais puisque vous aimez lire, un copain de lycée, qui m’a largué, à moins que ce soit l’inverse, au bout d’une année vient de lancer son over-blog, accrochez bien votre Adblock, le titre est top bien, pour le reste je suis un peu pris par le temps, vous me direz…

 


Toujours au top mon RSS, merci Fawkes, Et bien le bonjour chez vous :


D’après Anderson, les dangers des smartphones, des tablettes et ordinateurs sont les contenus préjudiciables comme la pornographie, le harcèlement par d’autres enfants et ce qu’ils considèrent comme la pire de tout, la dépendance aux appareils.


Le fondateur de Twitter, Blogger et Medium, Evan Williams, et sa femme, Sara Williams, assurent par exemple qu’à la place d’iPads, ses deux jeunes enfants ont des centaines de livres qu’ils peuvent lire à tout moment.


Cher amis, lecteur, passant, voilà neuf mois que j’ai bien passé mon temps à me farcir de lecture et ce blog de liens, j’en suis assez content, le blogging c’est bien une belle formule d’émulation et de partage.

Il se pourrait que dans l’avenir mes contributions s’espacent, et je le souhaite, prennent un tour plus bucolique. Nous verrons, en chemin à ne pas sombrer dans le survivalisme…

Si je n’y pense plus, aux prises que je serai avec mes soucis de randonneur je vous souhaite à tous et toutes, parent 1 et parent 2, bon courage pour cet  hiver qui vient, donnez quelques nouvelles 😉


Les sessions d’assises sont l’occasion d’exfiltrer quelques dangers publics mais rarement de faire des exemples, notre justice d’Expatriés n’a que peu de moyens en regard de tout ce qui lui faudrait corriger pour un vivre bien et pour tout le monde. J’ai remarqué que vous n’avez pas remarqué cette nouvelle page de l’histoire justicielle de notre belle Polynésie, pas si grave les sessions se suivent et se ressemblent, mais vous lirez qu’il y a quelques petites variantes qui ne manquent pas de louer la diversité.

Voilà, le pauvre homme en a pris pour 23 ans et on nous précise dans cette mise à jour qui vient qu’il a arrêté de boire (de l’alcool… faut-il encore préciser que si t’arrêtes de boire et ben y paraîtrait que tu meurs). Tant mieux pour lui, ça doit lui faire beaucoup de bien là où il est (et en un sens) vu qu’en prison les bières sont hors de prix et que, grosse différence avec l’extérieur on ne sait pas trop quoi faire de son ivresse à part « se faire enfiler » ; pour la fumette, motus mais, de vous à moi, il se sait que comme c’est plus ou moins une manière de s’évader qui sauvegarde les apparences, que ça pousse comme du chiendent et que, bon, y’en a qui l’appellent bonbon et c’est un anti-dépresseur mondialement reconnu, par voie de conséquence c’est médical si fait que çà circule bien, mais pas encore tout à fait sur ordonnance. En prime ça facilite le travail des gardiens les détenus détendus. Cela dit je vais pas m’avancer à sourcer, ni me porter volontaire pour enquêter, c’est la rumeur dira-t-on et je m’en fais gratos le vil porteur. Voilà pour cette victime du dressage au noble art.


La misère bannie du centre ville de Papeete en journée.


Le communiqué se passe un peu de commentaire. Il vaut son pesant de cacahouettes puisque c’est le deuxième du genre et qu’on nous précise, comme dirait l’autre la réalité est têtue, que le précédent arrêté fut, roulement de tambour :


Sans effet réel et probant sur les SDF de plus en plus nombreux qui errent en ville, mendient dans les rues ou dorment sur les trottoirs, parfois en pleine journée.


Sans effet, vraiment ? Si c’est pas triste de voir des gens dormir en journée durant que tout le monde se bat pour gagner sa vie…


M’enfin on nous dit qu’il évite de stigmatiser les SDF et que ça en fait un truc pas vraiment applicable, à lire que la mesure n’a apparemment pas pour but de cacher aux croisiéristes cette misère de mauvais aloi aux abords de leur escale marchande.


Ainsi, «sont interdits tout comportement ou activité de personnes, en mouvement ou en position assise ou couchée, seules ou en groupe, avec ou sans animaux, même tenus en laisse, ainsi que tout dépôt d’effets personnels, de nature à entraver la liberté d’aller et venir, la commodité de passage des piétons, l’accès aux immeubles par les riverains ou, de manière générale, contraires aux textes en vigueur ou de nature à porter atteinte au bon ordre, à la sécurité, la tranquillité et la salubrité publiques». Les lieux où ces comportement sont bannis sont extrêmement précis (voir en encadré) : ils concernent le front de mer, les quelques rues de l’hyper centre et le quartier administratif du gouvernement ou du haussariat. L’interdiction est valable tous les jours, mais seulement de 5 heures à 22 heures.


Voilà après 22 heures vous pouvez revenir…

Rétablir un sentiment de sécurité en bas des immeubles c'est pas si compliqué !!!!

Rétablir un sentiment de sécurité en bas des immeubles c’est pas si compliqué !!!!


Celui que vous nommez dans la presse l’insubmersible eh ben il a été démissionné, ça y est. Deux trois emplois fictifs de rien du tout, et qui en plus ont quand même beaucoup travaillé, une affaire vieille de 20 ans, mais là rien à voir avec une justice sans vitesse, non là c’est juste les avocats qui ont fait bon oeuvre de leurs émoluments. Cela dit ne refaisons pas le film ce serait trop long, et puis trop pénible aussi, chez Djefbernier on tente l’exploit d’informer sans trop se commettre avec la difficulté.


Tahiti ça va pas fort mais vous savez, c’est un paradis pour touristes et les touristes ben ils viennent photographier, tweeter que c’est le top et puis payer cher et rentrer. Ils vous diront d’y aller aussi, vont pas avouer que le coût, tout bien pesé les Seychelles la prochaine fois. Alors pour vous faire faire des économies je vous ai trouvé un blogspot que j’ai ajouté aux liens Tahiti.


Oui l’info c’est çà, Gaston n’est plus le président, il n’a pas été gracié. Il s’y attendait ? oui. Retraite anticipé ? Que non ! Il l’a mauvaise ? On dirait :


J’ai été, c’est vrai, un peu peiné, j’étais amer. J’ai voué 50 ans de ma vie politique à soutenir la France. Si aujourd’hui, elle est une puissance nucléaire, c’est grâce à nous, grâce au Tahoera’a. Si la France aujourd’hui est parmi les premiers pays à posséder la technologie nucléaire, c’est grâce à nous. Lorsque le président Chirac m’a demandé de parcourir le pacifique, je l’ai fait pour aller défendre les essais nucléaires et la politique de la France en Nouvelle-Calédonie. Je pensais quand même que pour tout cela, le président Hollande allait avoir un brin de reconnaissance, mais enfin c’est un homme faible politiquement.


Sur cette déclaration à la presse pour peuple il y a beaucoup à dire mais pour coller à la réalité un homme au dessus du peuple aura compris :


J’ai été, c’est vrai, un peu peiné, j’étais amer, mais enfin c’est un homme faible politiquement.


Et si vous ne me croyez pas un peu plus loin notre bon Gaston d’ajouter, et là croyez-m’en chaque mot compte :


La justice, c ‘est un peu comme à la loterie, on ne sait jamais qui va gagner, qui va perdre. C’est un peu la roulette russe.

Et parce qu’on aime les commumuniqués un peu mal fichus on vous propose gentiment celui-là, je ne vous cache pas qu’en sus de l’excellent dispensaire dispensaire, nous soupçonnons un attentat déguisé en accident accidentel